
IFRS 18 rapproche la présentation externe des discussions sur la performance, sans rendre automatiquement identiques les indicateurs IFRS et les indicateurs de gestion. L’enjeu est d’expliquer leurs différences de façon reproductible.
Structurer la présentation
La norme introduit notamment des catégories de revenus et charges et des sous-totaux définis. Leur calcul doit reposer sur des règles de classement validées. Un indicateur interne nommé « résultat opérationnel » n’est pas nécessairement équivalent au sous-total IFRS portant un libellé proche. Le nom ne remplace pas une définition.
Identifier les MPM sans élargir abusivement le périmètre
Les management-defined performance measures concernent certains sous-totaux de revenus et charges utilisés dans des communications publiques. Tous les KPI internes ne sont donc pas des MPM. Recensez les communications du groupe, les mesures utilisées et les ajustements qui expliquent le passage à un sous-total IFRS approprié.
Industrialiser les rapprochements
Chaque ajustement doit avoir une justification, une source et un responsable. Prévoyez les informations fiscales et relatives aux intérêts ne donnant pas le contrôle lorsqu’elles sont requises. Une note préparée indépendamment du reporting de gestion risque de diverger dès qu’un retraitement change. Utilisez une table de rapprochement versionnée et réutilisable.
Passer à l’action
Organisez un atelier commun entre normes, FP&A et relations investisseurs. Le livrable attendu est un dictionnaire d’indicateurs avec calcul, usage et rapprochement. Testez-le sur une communication réelle avant de l’intégrer dans les états et notes.
Sources et références
Références consultées le 7 octobre 2026. Les recommandations de mise en œuvre relèvent de l’analyse éditoriale.