
Un bilan et un compte de résultat peuvent être corrects alors que le tableau de flux ne l’est pas. La différence tient à la distinction entre mouvements comptables et mouvements de trésorerie : change, périmètre et opérations sans cash doivent être isolés.
Construire les mouvements dès la collecte
Une analyse fiable commence avec des flux cohérents sur les immobilisations, financements, provisions et capitaux propres. Les entités doivent distinguer acquisitions, cessions, variations de périmètre et autres mouvements. Une variation de solde seule ne fournit pas cette information. Les rapprochements ouverture–mouvements–clôture doivent être contrôlés localement.
Traiter les opérations sans trésorerie
Une acquisition financée par dette, certains mouvements de location ou une conversion de dette ne se lisent pas comme un encaissement ou un décaissement ordinaire. Le modèle doit identifier ces opérations et prévoir les informations nécessaires. Les écritures de consolidation doivent elles aussi porter une qualification de flux utilisable.
Réconcilier, puis analyser
Vérifiez le passage entre trésorerie d’ouverture et de clôture et distinguez l’effet de change. Rapprochez ensuite les flux d’investissement avec les variations d’actifs et les flux de financement avec les dettes. Une différence n’est pas une ligne d’ajustement acceptable sans explication. Les principes IAS 7 guident la présentation IFRS.
Passer à l’action
Choisissez trois postes difficiles et remontez chaque montant jusqu’aux données sources. Documentez les exceptions dans un manuel de flux court. Cette démarche est plus durable qu’une série d’ajustements de dernière minute dans le fichier de restitution.